La qualité de vie au travail dans l’ESS se dégrade, selon Chorum

Les indicateurs passent à l’orange », prévient la mutuelle Chorum dans son deuxième baromètre sur la qualité de vie au travail dans l’économie sociale et solidaire (ESS). Réalisée en octobre dernier auprès de plus de 6 000 salariés (cadres et non cadres) et dirigeants (73 % travaillant dans des associations et 34 % dans l’accompagnement du public, des bénéficiaires, des adhérents ou des clients), l’enquête permet de mesurer les évolutions depuis 2013, date de la précédente édition. En trois ans, la moyenne nationale de la qualité de vie au travail dans le secteur passe de 6,3 à 6,1 sur 10 parmi les salariés non dirigeants. Le baromètre relève « une insatisfaction plus grande pour les fonctions d’accompagnement du public et au sein des structures de grande taille ».

Parmi les salariés, près de la moitié (49 %) éprouvent un sentiment de dégradation de leur qualité de vie au travail au cours de ces dernières années (46 % en 2013). Ils évoquent notamment les sujets de la reconnaissance des compétences, de la rémunération et des changements d’organisation. Ainsi, les informations sur les raisons des changements au sein de la structure ne sont pas jugées claires et suffisantes pour 38 % d’entre eux. Ils sont 43 % à percevoir un déficit d »informations sur la mise en oeuvre de ces évolutions. Alors qu’ils sont 29 % à avoir connu une fusion ou un regroupement, près de la moitié (47 %) estiment que ce rapprochement a eu un impact négatif sur leur travail. Un sentiment de dégradation de la qualité de vie au travail est également ressenti parmi les dirigeants qui, outre les changements d’organisation, font référence à l’évolution des moyens humains et financiers, ainsi qu’aux relations avec les pouvoirs publics et les financeurs.
La charge de travail (50 %) et la « pression temporelle » (54 %) figurent toujours parmi les facteurs de dégradation des conditions de travail des salariés, tout comme les efforts physiques, les douleurs articulaires (30 %, contre 23 % en 2013) et le sentiment d’être affecté par l’attitude ou les agressions verbales des bénéficiaires (61 %). Un nouvel indicateur sur l’utilisation du numérique permet de montrer que « 88 % des salariés et 95 % des dirigeants de l’ESS considèrent que [leur usage] a un impact positif sur leur qualité de vie au travail (efficacité, souplesse, simplification…) ».
Malgré des tendances inquiétantes, la relation au travail des salariés de l’ESS demeure globalement positive, note le baromètre. Le sentiment d’utilité aux bénéficiaires est partagé par 83 % des salariés (+ 2 points par rapport à 2013) et par 93 % des dirigeants. Les salariés sont 76 % à être« toujours largement satisfaits du contenu de leur travail » (93 % pour les dirigeants).

Résultats disponibles sur le site de Chorum.

in Actualités sociales hebdomadaires

ECONOMIE SOCIALE | 10/03/2017

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